Je ne sais pas si tu as remarqué, mais la rentrée 2025, c’est un peu comme un ex toxique.
Tu crois que tu l’as semée quelque part entre une serviette de plage, un apéro au coucher du soleil et ce bouquin que tu promets de finir depuis 2018… et puis non. Elle revient. Toujours. Plus organisée que toi, plus rapide que ton bronzage, et souvent plus brutale qu’un réveil oublié en mode vibreur.
Alors voilà, on y est. C’est la rentrée.
Cette année, la rentrée 2025 sera différente, pleine de nouvelles opportunités.
Les cartables sentent encore le plastique neuf, les agendas ont cette allure pleine de promesses (“cette année je serai OR-GA-NI-SÉ-E, c’est décidé !”), et toi, quelque part entre l’envie de changer de vie et celle de changer juste de drap, tu essaies de rattraper tes mails, tes idées, tes priorités pour cette rentrée 2025.
Et soyons honnêtes : on ne “reprend pas” la rentrée, c’est elle qui nous reprend.
La rentrée : ce moment où ton agenda a plus de projets que toi
La rentrée, c’est le festival des paradoxes.
On voudrait tout recommencer à zéro : changer de boulot, prendre des cours de poterie, écrire un roman, manger bio, se lever à 6h du matin pour méditer, lire 15 bouquins par mois, devenir enfin “cette version ultime de nous-même”… mais on se retrouve… à binge-watcher une série pour “se détendre” et à commander des sushis parce que le frigo est vide.
La rentrée, c’est comme une appli mal codée : trop de fenêtres ouvertes, pas assez de batterie.
Et pourtant, on adore se raconter qu’on va tout gérer.
Parce qu’au fond, septembre a un parfum de nouveau départ.
Comme un mini-1er janvier sans cotillons, avec cette impression que tout est encore possible. Jusqu’à ce qu’on réalise qu’entre la réunion du lundi matin, le groupe WhatsApp des parents d’élèves et le mot du prof qui demande une tenue “verte, mais pas trop verte” pour le spectacle… on a déjà perdu trois neurones et deux bonnes résolutions.
Derrière la to-do list, le grand huit émotionnel
Ce que je trouve fascinant dans cette période, c’est à quel point elle réveille tout un cocktail d’émotions.
Il y a l’excitation, bien sûr : “Nouveau cycle ! Nouvelles opportunités !”
Mais aussi la fatigue accumulée, le stress latent, l’impression d’être attendu partout à la fois.
C’est un peu comme si ton cerveau avait pris des vacances… mais que ton système nerveux, lui, n’était jamais parti.
Et puis il y a ce sentiment étrange que tout doit redémarrer vite, fort, bien.
On nous vend des “routines magiques”, des “morning rituals”, des “5 étapes pour transformer sa vie en 30 jours”… et si on n’y arrive pas, on se sent à la traîne. Alors que, soyons honnêtes, pour beaucoup, le vrai miracle de septembre, c’est juste de retrouver la paire de chaussettes assorties le matin.
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Un petit détour par l’intérieur
Je me demande souvent pourquoi cette période est si intense pour la plupart d’entre nous.
Peut-être parce que la rentrée réveille deux mouvements contraires :
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L’envie de renouveau : ce truc qui nous pousse à nous projeter, à nous fixer des objectifs, à rêver de transformation.
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Et le besoin de repos, de continuité, de repli.
Deux forces qui tirent dans des directions opposées… et nous, au milieu, à essayer de tenir debout sans perdre l’équilibre.
Dans mon métier, je vois souvent à quel point septembre peut être un moment charnière. Les transitions, même petites, réveillent souvent de vieilles histoires : des attentes, des peurs, des croyances sur ce qu’on “devrait” être ou réussir. On ne fait pas que changer de planning : parfois, on rebranche de vieilles blessures.
Et c’est là que ça devient intéressant : prendre le temps de voir ce qui se rejoue, plutôt que de foncer tête baissée dans l’agenda.
Peut-être qu’on n’a pas besoin de tout recommencer
Et si on lâchait un peu la pression ?
La rentrée, ce n’est pas une compétition de résolutions. Tu n’as pas besoin de changer de vie, de job, de régime, de carnet d’adresses ET de cerveau avant le 15 septembre.
Peut-être que tu peux juste commencer par… une chose.
Une petite.
Quelque chose qui te donne un peu d’air. Un peu de joie. Un peu de légèreté.
Parce qu’au fond, on n’a pas besoin de devenir une meilleure version de nous-même.
On a surtout besoin de se retrouver, de s’écouter, de ralentir le bruit autour.
Et si on se donnait rendez-vous ?
La rentrée, c’est le moment où on a envie de tout tenir à bout de bras : ses projets, ses relations, son énergie. Et c’est souvent le moment où on se rend compte que nos bras sont… un peu courts.
Alors peut-être qu’au lieu d’empiler les “il faut” et les “je devrais”, on peut commencer par une simple question : qu’est-ce qui compte vraiment pour moi, là, maintenant ?
Et si cette question t’agite, gratte un peu ou résonne fort, sache que tu n’es pas seul·e. On peut en parler, on peut chercher ensemble ce qui bouge à l’intérieur.
Après tout, septembre n’est pas qu’une rentrée… c’est peut-être aussi une invitation.
💡 Et toi, comment tu la vis, cette rentrée ? Entre excitation et overdose de mails, tu fais quoi pour toi ?
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